
Lors du Conseil de la Zone de police de ce mardi 10 février, le Conseiller François Delahaut a interpellé la Bourgmestre sur les dégradations des lettres « NAMUR » installées à la Confluence.
Celles-ci ont été aspergées de peinture rouge dans le cadre d’une action revendicative dénonçant ce que ses auteurs qualifient de “casse sociale”.
Pour le Conseiller, « si chacun peut évidemment exprimer une opinion ou un désaccord politique, la dégradation volontaire de mobilier urbain et de symboles identitaires de notre ville n’est ni une forme acceptable de débat démocratique, ni un acte anodin ».
Elle porte atteinte à l’image de Namur, au cadre de vie des citoyens et engendre des coûts qui sont, in fine, supportés par l’ensemble de la collectivité.
Par ailleurs, comme il semblerait que ces actions aient été, au moins partiellement, revendiquées, François Delahaut a rappelé la position du groupe MR, qui plaide pour que les groupements et mouvances relevant de l’extrême gauche radicale soient clairement inclus dans le champ de vigilance du PRADEX, le référent chargé de la prévention des radicalismes et des extrémismes.
« La radicalité n’a pas de couleur politique acceptable : qu’elle soit d’extrême droite ou d’extrême gauche, elle fragilise la démocratie, banalise la violence symbolique et installe un climat de tension que nous devons collectivement refuser ».
Au vu de ces faits, les questions portaient sur l’ouverture d’une enquête et ses suites judicaires, le positionnement de la Ville dans cette affaire et les mesures prises pour éviter à l’avenir ce type d’actions ciblant des lieux symboliques ainsi que pour rappeler clairement que Namur est une ville de dialogue, d’engagement et de solidarité, qui ne peut tolérer de tels actes ?
Le Bourgmestre ff a confirmé les constats et l’enquête en cours. L’analyse pour un dépôt de plainte de la Ville est en cours.
